Haptonomie à Nancy (54)

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HAPTONOMIE NANCY - HAPTONOMIE NANCY - HAPTONOMIE NANCY

Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog où vous découvrirez ce qu'est l'haptonomie, la préparation affective à la naissance et pourrez y trouver pleins de conseils et infos pratiques. Bonne visite !

 

La préparation affective à la naissance est une méthode issue de l’HAPTONOMIE dont l’objectif principal est de favoriser la maturation des liens affectifs entre le bébé, la maman et le papa en misant sur une présence confirmante qui se manifeste par le toucher et les échanges avec le fœtus.

 

Les parents durant les séances d’haptonomie apprendront à communiquer et jouer avec leur bébé en lui proposant se venir se lover à droite du ventre, puis à gauche, parfois même en lui demandant de se retourner s’il est placé en siège.

Ces premiers contacts in utéro vont aider le bébé à acquérir un état de sécurité de base qui lui sera bénéfique pour sa naissance et pour toute sa vie.

Le papa est très impliqué : il apprend comment accompagner sa femme et son bébé, comment les sécuriser et comment aider sa femme à contenir la peur et la douleur lors de son accouchement.

Cette forme de préparation cherche à développer la sécurisation de la maman, son aptitude à ressentir ce qui convient à son bébé et à elle-même, et sa confiance en sa capacité à mettre son bébé au monde avec l’aide de son compagnon et en collaboration avec les professionnels présents. Le couple bénéficie d’une préparation psychologique à l’accouchement dans laquelle différents aspects qui peuvent le rendre difficile sont envisagés.

Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 00:00

Si la plupart des femmes appréhendent la douleur de l'accouchement, certaines la redoutent au point d'éviter de tomber enceintes ou d'interrompre leur grossesse malgré une réelle envie d'enfant. Des psychiatres anglais lèvent le voile sur ce mal curieux et trop méconnu.

Crainte de la souffrance, tendance à l'anxiété, dépression, traumatismes obstétriques antérieurs, voire sexuels … Autant d'explications possibles à une peur parfois panique de l'accouchement  , malgré les progrès de la médecine et la rareté des complications, en particulier dans les pays occidentaux.

Une peur de mourir ou de trop souffrir bien décrite au 19ème siècle

Toutes les femmes, dans le monde entier, considèrent le moment de l'accouchement comme un obstacle à franchir, une étape à dépasser. En 1858, le docteur Louis Victor Marcé décrivait dans son "Traité de la folie des femmes enceintes, des nouvelles accouchées et des nourrices"1 les craintes de la future mère en ces termes : "Si elles sont primipares, l'attente d'une douleur inconnue les préoccupe au-delà de toute mesure et les plonge dans un état d'anxiété indescriptible. Si elles sont déjà mères, elles sont terrifiées par le souvenir du passé et par la perspective de l'avenir ; elles ont l'intime conviction qu'elles devront succomber à l'épreuve qui les attend". Il ajoutait que "cette idée acquiert la proportion de l'idée fixe et devient le point de départ d'une disposition mélancolique qui s'étend à toutes leurs pensées", ce qui en d'autres termes correspond à une véritable phobie dépressive, sur laquelle l'auteur revient longuement dans son livre.

Premières explications, en particulier à cette époque : les récits d'accouchements atroces se sont transmis de génération en génération. De plus jusqu'au 20ème siècle, le taux de mortalité en couches était très important.

Une peur persistante malgré les progrès médicaux

Aujourd'hui, grâce à la médicalisation, la mortalité maternelle dans les pays occidentaux a considérablement diminué, même si elle reste significative : d'après l'Institut de Veille Sanitaire, le taux est estimé entre 9 et 13 décès pour 100 000 naissances2, ce qui représente chaque année le décès d'une soixantaine de femmes. Si c'est peu, au regard des pays en développement où ce taux de mortalité peut atteindre 500 pour un même nombre de naissances, c'est encore beaucoup et ne peut rassurer complètement les femmes d'aujourd'hui.

De plus, paradoxalement, la médicalisation actuelle de l'accouchement, qui a permis de faire chuter ce taux de mortalité, provoque d'autres peurs : la crainte des hôpitaux, des médecins, des instruments... Ainsi certaines femmes préfèrent renoncer à avoir un enfant, alors qu'elles le souhaitent désespérément, car l'appréhension de la douleur ou de mourir en couches prend le dessus. Ces femmes souffrent d'une maladie appelée la tokophobie (de "tokos" : "accouchement" en grec).

La tokophobie peut revêtir plusieurs formes

Les psychiatres distinguent trois formes de tokophobie, en fonction des circonstances de déclenchement de la phobie. C'est ce qu'ont mis en évidence auprès de 26 femmes tokophobes deux psychiatres, Kristina Hofberg et Ian Brockington, de l'Hôpital psychiatrique Queen Elisabeth de Birmingham3 :

  • La tokophobie primaire qui touchait 8 des femmes de cette étude, précède le premier accouchement et remonte à l'adolescence : les relations sexuelles sont normales mais la contraception est "scrupuleuse", excessive, avec l'emploi simultané de plusieurs méthodes de contraception en raison d'une peur intense de la grossesse et de l'accouchement. Néanmoins 4 de ces femmes tokophobes sont tombées enceintes volontairement, leur désir d'enfant ayant finalement surmonté la peur. Elles souhaitaient cependant accoucher par césarienne, si possible programmée ;
  • La tokophobie  secondaire qui concernait 14 des femmes de cette étude, survient après un accouchement difficile, par exemple en cas d'extraction instrumentale en urgence en raison d'une souffrance du foetus ou tout simplement de douleur très importante, traumatisante. 12 des 14 femmes ont cru "qu'elles allaient mourir ou que leur bébé était déjà mort". Ces femmes ont cependant eu un autre enfant malgré cette tokophobie secondaire, mais leur grossesse a été extrêmement stressante avec la peur récurrente d'une incapacité à accoucher. D'ailleurs seules 2 ont accouché par voie basse, les autres ont eu une césarienne ;
  • La tokophobie faisant partie des symptomes d’une depression pré-natale : le fait de réaliser sa grossesse et ses implications peut entraîner un syndrome dépressif, dont la tokophobie peut faire partie (cas de 4 femmes lors de l'étude anglaise précitée). Cette dépression peut être traitée et ne se transforme pas forcément en baby-blues, surtout si l'accouchement se passe finalement bien.

Il est à noter que 5 femmes tokophobes primaires ou dépressives de cette étude ont été victimes d'abus sexuels pendant leur enfance et 3 d'un viol, ce qui laisse supposer que l'éventualité d'un accouchement est associée au souvenir de ces traumatismes vaginaux3.

La tokophobie, des conséquences et complications parfois sévères

Comme nous l'avons vu, cette phobie peut inciter à demander une césarienne. Néanmoins dans certains cas, la peur est si intense que la femme enceinte peut demander à interrompre sa grossesse, comme ce fut le cas pour deux des femmes de l'étude. L'empathie des professionnels de santé, leur écoute peut permettre d'éviter cette solution radicale.

Autre conséquence possible : les vomissements intenses (plus de la moitié des femmes tokophobes primaires). Ces vomissements beaucoup plus importants que lors d'une grossesse usuelle peuvent être liés au rejet de la grossesse, à un manque d'attachement au foetus en cours de développement, ou encore à une volonté d'"en finir avec cette grossesse"3.

La tokophobie primaire ou secondaire peut également entraîner un véritable syndrome de stress post-traumatique après l'accouchement, qui devra être pris en charge par un psychologue ou un psychiatre. La dépression post-natale est aussi possible.

Enfin la stérilisation est fréquemment demandée après l'accouchement, afin d'éviter d'être confrontée à nouveau à cette phobie intense : 10 des 26 femmes de l'étude anglaise se sont fait stériliser après leur accouchement ou étaient sur liste d'attente, elles ou leur partenaire masculin3.

Cette peur panique est donc bien réelle et peut avoir des conséquences sévères. Si vous en souffrez, n'hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou gynécologue. Il vous conseillera sur les moyens d'y faire face, avec éventuellement un soutien psychologique. Comme toute phobie, elle peut se guérir et vous permettre de mener une grossesse et un accouchement harmonieux.

Source : Karine Touboul, Dr Jean-Philippe Rivière (Doctissimo)

 

Par Karine - Publié dans : Grossesse
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 15:56

L'engorgement est un phénomène normal qui peut apparaître dès les premiers jours d'allaitement ou lors d'une période sans tétée. Le lait ne s'écoule plus car une inflammation des seins comprime les canaux lactifères. Quand s'inquiéter ? Comment réagir ?

Les seins sont lourds, ils peuvent devenir douloureux et durs. Le mamelon se rétracte. Vous ressentez une sensation de trop-plein de lait sans qu'il ne coule. Pas de panique, il s'agit de "l'engorgement". Toutes les femmes ne sont pas égales face à ce trouble.

Les causes de l'engorgement

L'engorgement survient fréquemment pendant la transition entre le colostrum produit à la naissance et le lait proprement dit. La période entre le 2e et le 4e jour après l'accouchement est la plus sensible. Il ne s'agit pas d'un trop plein de lait mais d'un "oedème" autour de la glande mammaire.
A l'origine de ce phénomène, on note l'accumulation de sérum sanguin autour des cellules productrices de la glande mammaire lors des montées de lait - ce qui provoque un engorgement sans produire un surplus de lait. L'aréole est si tendue par ce gonflement que le bébé n'arrive plus à téter.

Prévenir l'engorgement

La montée de lait se fera sans problème dès lors que le bébé tète régulièrement et depuis sa naissance. Afin d'éviter l'engorgement, donnez les deux seins à chaque tétée et allaitez le plus souvent possible. Si votre bébé ne prend pas assez souvent le sein, vous pouvez tirer ponctuellement votre lait.
Essayez également d'être détendue et reposée lorsque vous allaitez. Enfin, portez de préférence un soutien-gorge, qui ne comprime pas vos seins, cela évitera des problèmes circulatoires et une mauvaise répartition du lait dans la glande mammaire.

Que faire contre l'engorgement ?

En cas d'engorgement, la meilleur des stimulations consiste tout simplement à faire téter. Ne diminuez pas la fréquence et la durée des tétées et ne donnez pas de biberon à ce moment là ! Pour facilité l'allaitement, essayez la position de la louve, placez-vous au dessus de votre bébé allongé sur le dos.
Allaiter va déclencher le flux d'éjection et remettre le système en marche. Pour détendre le sein avant la tétée, vous pouvez appliquer de la chaleur, grâce à une douche chaude ou une serviette chaude. Cette chaleur va permettre d'accélérer la circulation sanguine et désengorger le sein. Afin de soulager l'engorgement, on peut également s'aider d'un massage doux du sein. Entre les tétées, vous pouvez utiliser le froid pour soulager la douleur, appliquez par exemple un gant de toilette rempli de glaçons.

Dans la plupart des cas, la sensation d'engorgement s'améliore au bout de 24 h et disparait au bout de 48 h et la production de lait s'adaptera naturellement aux besoins de votre bébé. Dans tous les cas, le repos est conseillé et si cette situation perdure, demandez conseil à votre médecin afin que cela ne puisse pas se compliquer par une infection de type mastite.

Source : Céline Gaulard, Doctissimo

 

Par Karine - Publié dans : Quand bébé est arrivé
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 10:25

 La grossesse est une relation, nous le savons,  privilégiée entre la maman et le bébé. Cependant, ce merveilleux instant peut pour certaines femmes être un cap difficile à vivre. La sensation d'un être vivant à l'intérieur de soi, sa responsabilité envers cette innocence, la métamorphose de son corps, mais aussi les difficultés liées à la fécondation elle-même. Tous ces cas sont autant de facteurs d'anxiété qu'une future maman peut vivre. Nous le savons aujourd'hui, les bonnes comme les mauvaises pensées, la qualité du sommeil, la nutrition pendant la grossesse ont une influence réelle sur le fœtus.

 

Malgré tout, la société actuelle, ne nous offre guère le temps de nous préparer paisiblement à l'arrivée d'un enfant. La mouvance de la vie menée nous pousse chaque jour vers des sentiments de tensions et d'impatience. Et souvent, nous répercutons cette sensation sur quelque chose que nous souhaitons très fort. En l’occurrence ici, l'envie d'être parent.

 

C'est pourquoi, le moment de réflexion à la possibilité d'une grossesse peut -être l'occasion de se préparer mentalement et physiquement à cet événement. Il s'agit ici de préparer son corps et son mental avant la grossesse afin de mettre toutes les chances de son côté. Que l'on soit très fertile ou peu fertile, préparer son corps à recevoir un être à « construire » est primordial. D'abord pour soi, prévoir et gérer le stress quotidien de la vie, limiter ces excès et envisager un réglage alimentaire adapté. Penser à la grossesse avec un corps fatigué, carencé, stressé … c'est limiter son potentiel à bien vivre cet état d'une part et surtout d'affaiblir un peu plus son organisme en puisant dans ses réserves d'autre part. Plus le corps se sent prêt, meilleur sera sa réponse et meilleur seront les répercutions sur le fœtus.

 

Dans diverses cultures, certaines femmes préparent leur corps à la grossesse des années avant. Si en occident, cela paraît difficile voire impossible de se donner ce temps, nous pourrions tout de même envisager une base de 9 mois pour 9 mois : « Neuf mois je me renforce, je me prépare, neuf mois je t'apporte et je te construis dans la sérénité. ». Pourquoi pas ?

 

Quels sont les outils naturels à notre disposition lorsque l'on adopte cette démarche ?

 

L'activité physique peut être un bon point de départ pour rester en forme, à condition qu'elle ne soit pas épuisante. On se tournera alors vers des activités physiques douces (Taï chi, Qi gong, Yoga, par exemple).

On pourra rencontrer un spécialiste de la nutrition pour faire le point sur son alimentation et envisager un réglage alimentaire. Selon ses besoins ou ses convictions nous pourrons faire appel à un diététicien, un médecin nutritionniste ou un naturopathe.

Limiter les excès dans le corps, ne signifie pas seulement les excès alimentaires. En effet, il faut aussi penser à limiter sa consommation médicamenteuse et pourquoi pas se tourner vers des méthodes complémentaires comme la phytothérapie, l'aromathérapie, l'homéopathie par exemple. C'est aussi l'occasion de rencontrer un naturopathe ou un médecin homéopathe ou tout autre spécialiste des médecines complémentaires.

Du même fait, il nous faudra apprendre à gérer son stress (celui de la vie de tous les jours et celui du nouveau projet de grossesse). La phytothérapie, l’acupuncture, les massages bien-être peuvent être une alternative.

        

L'avantage de la plupart de ces méthodes (la liste n'est pas exhaustive), c'est que leur pratique peut s'étendre même pendant la grossesse. Ce qui permet de garder un équilibre jusqu'à la fin de la grossesse et peut-être même, pourquoi pas, de continuer après.

 

Bref, on l'aura compris tout est bon pour se faire du bien pendant et avant cette période. Mais surtout, il n'y a pas de mal à s'en faire aussi en période «standard».

Bien sûr, toute cette démarche s'applique aussi aux « futurs papas » qui auront un rôle de soutien actif. Ils sont tous naturellement invités à partager toutes ces expériences avec la «future maman».

 

 

Laetitia Di Labio-Courcelle

Naturopathe

34 rue Saint Jean

54000 NANCY

Tél : 06 17 18 28 24

http://sante-bien-etre-au-naturel.com

 

Par Karine - Publié dans : Grossesse
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 16:26

Fesse en haut, en bas... Au cours de la consultation du huitième mois, le médecin, vérifie la position de votre enfant. Afin de mieux préparer sa venue.


Connaître la position du bébé

 

Grâce à l'échographie, la croissance du bébé in utero n'a plus de mystère. Seules demeurent parfois obscures les raisons qui le poussent à préférer telle ou telle position pour naître. Pendant plusieurs mois, le foetus flotte et évolue librement dans le liquide amniotique. Puis, généralement, vers la fin du septième mois ou parfois au début du huitième, parce que l'utérus et le bassin sont mieux adaptés à la position tête en bas, il bascule à la faveur d'une cabriole. Certaines d'entre vous, d'ailleurs, sentent très bien ce mouvement intérieur qui dure quelques secondes et les chamboule dans tous les sens du terme ! Le plus souvent, c'est la tête, prête à s'engager dans le bassin maternel, qui se présente en premier.

Des petits aventuriers, qui aiment bien défier la nature, préfèrent montrer le front ou la face. D'autres encore se trouvent en siège, c'est-à-dire assis en tailleur sur le bassin, au moment de l'accouchement. C'est le cas, notamment, des prématurés qui n'ont pas eu le temps de se retourner. Font aussi partie des originaux ceux qui se mettent en travers de l'utérus, « allongés » comme dans un hamac et décidés à ne plus en bouger.

Il est essentiel de connaître la position d'un bébé car elle conditionne le mode d'accouchement. L'évaluation du pronostic se fait lors de la consultation du huitième mois, et les positions les plus acrobatiques sont, dans la majorité des cas, diagnostiquées avant l'accouchement. » Pendant l'examen clinique, le médecin ou la sage-femme repère la position du crâne par une palpation abdominale. Lorsque la masse perçue au-dessus du pubis est plutôt ferme et ronde, pas de doute, c'est la tête, et elle est en bas ! Si elle est plus molle et de forme irrégulière, ce sont les fesses et c'est un siège. L'examen est complété par un toucher vaginal. Le jour de l'accouchement, ces gestes sont répétés pour vérifier que le bébé n'a pas changé de position depuis la dernière visite. En cas de doute (assez rare), on peut avoir recours à l'échographie pour s'en assurer, que ce soit pendant la grossesse ou en salle de naissance.

Si votre enfant a choisi de naître dans une position peu « classique », inutile de vous inquiéter : des méthodes existent pour tenter de la corriger. Si elles échouent ou sont impraticables, il reste la césarienne, une intervention aujourd'hui parfaitement maîtrisée. Et, qui sait, une ultime pirouette est toujours possible...



En siège, une vérification s'impose

 

Dans 4 à 5 % des cas, le bébé se positionne à l'inverse de la présentation céphalique, c'est-à-dire tête en haut, fesses en bas. C'est ce qu'on appelle un siège. Parmi les causes les plus courantes, on trouve la prématurité, un placenta trop bas, la forme de l'utérus (trop petit, cloisonné, bicorne ou unicorne), un manque ou un excès de liquide amniotique, un bassin trop étroit rendant la pirouette de retournement difficile. Parfois, il n'y a pas de cause du tout ! Alors que le bébé se présentait par la tête, il décide de changer de position en fin de grossesse pour s'installer définitivement en siège.

Le siège décomplété
Dans ce cas, le bébé est assis mais ses jambes sont relevées et tendues vers le haut de l'utérus. Si cette position est diagnostiquée en fin degrossesse, on pratique une radio du bassin ou un scanner afin de vérifier si le bassin maternel est assez large pour laisser passer le bébé. En effet, votre tour de hanches ne laisse en rien présager de ses dimensions internes ! Au vu des clichés, le médecin décidera si un accouchement par voie basse peut être tenté ou si une césarienne est obligatoire.
L'accouchement par voie basse est possible sous certaines conditions. Les dimensions du bassin doivent le permettre mais il faut également que le bébé ne soit pas trop gros ou qu'il ne présente pas de retard de croissance car il se fatiguerait trop vite lors du travail. Son poids doit être compris entre 2 500 grammes et 3 800 grammes, et sa tête, fléchie sur la poitrine.
De plus, pour que l'accouchement par voie basse se déroule au mieux, il est nécessaire que la future maman soit coopérative et donne le meilleur d'elle-même. Or certaines femmes sont très anxieuses, ont peur d'accoucher et préfèrent en fin de compte que leur bébé naisse par césarienne.
En tout état de cause, lorsque la voie basse est privilégiée, l'accouchement doit se dérouler « vite et bien ». Si, en cours de travail, la dilatation stagne, le rythme cardiaque du bébé s'altère ou le temps de l'expulsion se prolonge, un recours à la césarienne en urgence est toujours possible. Et nécessaire pour ne prendre aucun risque.

Le siège complet
Le bébé est assis en tailleur, les fesses calées sur la partie inférieure de l'utérus, les jambes repliées et les deux pieds se présentant en premier. L'obstétricien essaiera peut-être de le retourner au moyen d'une VME (version par manoeuvres externes, voir encadré page suivante). Si la manoeuvre échoue, une césarienne sera pratiquée. C'est ce que recommande le Collège national des gynécologues et obstétriciens français. En effet, cet accouchement peut poser problème. Les jambes et les pieds du bébé sortent d'abord mais le haut du corps ne suit pas car il n'est pas ramassé sur lui-même. Les médecins ne prendront pas de risque.



En travers de l'utérus, césarienne obligatoire

 

Certains bébés (heureusement peu nombreux, moins de 1 %) restent en travers de l'utérus ou se mettent en oblique, une partie de l'épaule se présentant en premier. C'est la présentation transverse. On ne peut la détecter qu'à l'examen clinique. Le médecin ou la sage-femme, en palpant l'utérus au-dessus du pubis, ne sent ni fesses ni tête... qu'il (elle) trouvera sur les côtés.

A l'origine de cette singularité, plusieurs causes possibles : un excès de liquide amniotique dans lequel le bébé flotte, un placenta bas ou une malformation de l'utérus (en forme d'éperon, bicorne ou cloisonné), un cordon ombilical court.
Si le médecin s'en aperçoit en cours de grossesse, il peut tenter une version par manoeuvres externes. Si celle-ci échoue ou si le bébé reprend sa position transverse ou oblique, la naissance ne pourra se faire que par césarienne, programmée ou en cours de travail.



La version par manœuvres externes

 

C'est une technique qui se pratique à l'hôpital sous la responsabilité d'un médecin. On y a généralement recours aux environs de la 37e semaine d'aménorrhée. Pas avant car le bébé aurait alors le temps de reprendre sa position initiale, pas après car il disposerait de trop peu de place pour bouger... La tentative de le retourner serait trop difficile et hasardeuse.

- La future maman est installée sur le dos, jambes fléchies. L'examen se déroule sous échographie (afin de bien repérer la position du bébé) et sous monitoring (pour surveiller son coeur et d'éventuelles contractions). On donne à la future maman un médicament afin de détendre l'utérus.

- Le médecin pose ses deux mains sur le ventre maternel en en serrant en douceur la tête et les fesses du bébé. Il fléchit la tête pour la diriger vers le bas. De l'autre, il remonte les fesses pour les amener vers le haut de l'utérus. Le praticien fait ce geste, si nécessaire, plusieurs fois de suite. Cette manoeuvre peut être désagréable pour celles qui attendent leur premier enfant car l'utérus est plus étroit. Cependant, elle vaut le coup d'être tentée car, si elle réussit, elle permet un accouchement plus facile et limite le nombre de césariennes.

- Le taux de réussite de la VME est d'environ 50 % (un peu moins chez celles qui attendent leur premier enfant). Un contrôle échographique permet de vérifier le succès de l'opération. La future maman reste sous surveillance (en cas d'éventuelles contractions, d'anomalie du rythme cardiaque du bébé ou de saignements) pendant environ une heure. Un deuxième contrôle est effectué quelques jours plus tard.

- Les contre-indications de la VME : un manque de liquide amniotique ou un utérus mal formé.



Le cas des jumeaux

 

Les jumeaux ne se présentent pas toujours de la même façon mais les équipes obstétricales sont rompues à ce genre de situation. Après la naissance du premier bébé, on a déjà vu le second, bénéficiant soudainement de plus de place, se mettre en position transverse ! Les possibilités évoquées ci-dessous sont des généralités, les équipes médicales traitant au cas par cas.

- Le plus fréquemment, les deux enfants se présentent par la tête. L'accouchement se fait par voie basse. Si le deuxième bébé ne s'engage pas assez rapidement dans le bassin maternel, le médecin va le chercher à l'intérieur de l'utérus (avec la main). Beaucoup plus rarement, une césarienne peut être envisagée après la première naissance.

- Lorsque le premier bébé se présente la tête en bas et le second en siège, l'accouchement se fait par voie basse si le bassin de la future maman le permet.

- Si le premier bébé est en siège et le deuxième tête en bas, la plupart des équipes obstétricales pratiquent une césarienne. Certaines acceptent la voie basse (si toutes les conditions du siège par voie basse sont réunies).



Les méthodes douces pour l'aider à changer de position

 

Ces techniques « naturelles » incitent votre bébé à basculer tête en bas. Ça ne marche pas à coup sûr mais pourquoi ne pas essayer ? D'autant plus que l'une d'entre elles se pratique à la maison et ne demande qu'un peu de temps...

L'ostéopathie
Lorsque l'utérus est tendu et rigide, le bébé peut avoir de la difficulté à bouger dans cet espace restreint. En travaillant au niveau du bassin, par des pressions légères, l'ostéopathe le « détend », rendant l'environnement du bébé plus souple et plus relâché pour lui permettre de se retourner... s'il en a envie bien sûr !

 

L’ortho-bionomy

Technique proche de l’ostéopathie visant à suprimer la gêne qui empêche le bébé de se retourner. Pour en savoir plus : http://www.ortho-bionomy.fr  

L'acupuncture
La stimulation par aiguille d'un point situé à l'angle externe du cinquième orteil de la future mère active les mouvements du bébé. Il existe une autre technique issue de la médecine chinoise, la moxibustion, avec des objectifs identiques. Le même point (à l'angle externe du cinquième orteil) est chauffé par la combustion d'une plante, l'armoise séchée.

Les postures
Elles existaient déjà du temps des Incas. Elles aussi ont pour objectif de stimuler l'activité motrice du foetus. Il suffit de les pratiquer au tout début du huitième mois (32e semaine d'aménorrhée), un quart d'heure à vingt minutes, matin et soir. Si le succès est au rendez-vous, vous vous en apercevrez dans les jours qui suivent, les mouvements du bébé ne seront pas les mêmes et vous sentirez ses pieds... sous votre poitrine ! Grâce à ces postures, le taux de version du bébé (73 %) est bien supérieur à celui observé habituellement (50 % des bébés se retournent spontanément entre la 32e et la 40e semaine d'aménorrhée).



Tête la première, c'est le plus courant

 

Par le sommet
Pour naître, le bébé s'est installé tête en bas et visage tourné vers votre colonne vertébrale. Lors de l'accouchement, sa tête va s'orienter le plus souvent en avant et à gauche en offrant son plus petit diamètre (9,5 cm) pour s'engager dans le bassin maternel - dont le passage fait environ 12 cm. Elle fléchit ensuite (menton sur la poitrine) et tourne à 45° au cours de sa descente. Sa partie inférieure et postérieure vient se caler sous les os du pubis, le front longeant le sacrum (os constitué par la soudure des cinq vertèbres sacrées qui réunit le rachis au bassin). Même si c'est la plus simple, cette naissance par le sommet de la tête n'exclut pas cependant un incident de parcours (ralentissement ou arrêt du travail par exemple).

Par le front
Cette présentation se repère seulement au moment de l'accouchement par un toucher vaginal. Même si le bébé s'annonce bien, la tête en bas, celle-ci n'a pas suffisamment fléchi sous l'effet des premières contractions. Il présente en premier son front, et le diamètre de la tête est alors de 13,5 cm. Impossible donc de franchir le bassin maternel. Cette position est imprévisible et ses causes restent inconnues. On ne peut pratiquement jamais la corriger et la césarienne est indispensable.

Par la face
Cette fois, le bébé a redressé sa tête avant ou pendant le travail. Elle se trouve en position complètement défléchie, rejetée vers le dos. Généralement, tout le corps du bébé est également en arrière. Cette présentation est souvent due à une déformation de l'utérus, un excès de liquide amniotique, ou une insertion trop basse du placenta... Il n'est pas possible de la corriger. L'échographie permet parfois de la diagnostiquer et l'examen vaginal la confirme. L'accouchement par voie basse est possible mais le travail est lent car il faut laisser le temps à la tête de s'engager dans le bassin. Le bébé naît le plus souvent avec un crâne un peu déformé et le visage tuméfié (tout rentre dans l'ordre en quelques jours). En revanche, si le menton ne tourne pas bien, le diamètre de la tête présenté (13,5 cm) dépasse celui du bassin maternel. Une césarienne est alors obligatoire.

 

 

Par Karine - Publié dans : Grossesse
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 15:11

Un projet de naissance est avant tout une réflexion autour de la grossesse et de la naissance.

C’est un cheminement intime, une idée qui évolue vers des souhaits ou des refus concrets.

Le projet de naissance génère des questions essentielles : -

-         Qui va suivre ma grossesse : : sage femme, médecin généraliste, gynécologue, gynécologue obstétricien …

-         Où vais-je accoucher : à l’hôpital public, en clinique privée, en plateau technique, à mon domicile …

-         Quelles conditions de naissance : péridurale, choix des positions, avec ma sage femme, dans l’eau …

-         Quel accueil pour mon bébé : peau à peau, tétée précoce, soins immédiats classiques, soins différés ou aménagés …

 

L’écrire n’est pas une obligation mais tout mettre à plat permet de prendre du recul et peut-être trouver un compromis entre ses propres souhaits et la réalité du moment, pour ensuite écrire un projet qui vous ressemble.

L’écrit évolue tout au long de la grossesse en fonction des informations trouvées.

Il peut servir de plate-forme de négociation avec l’équipé médicale.

Sous forme concise, l’écrit peut être inséré au dossier médical.

La maternité de Nancy est tout à fait ouverte aux projets de naissance.

 

En savoir plus : www.projetdenaissance.com  

Par Karine - Publié dans : Accouchement
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